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Surprise buccale du premier avril

Le matin du premier avril de l’an 2019, peu de temps après avoir terminé mon déjeuner, je préparais mon sac pour aller à l’école. Par la suite, je me dirigeai vers la salle de bain, où j’entrepris de mettre du dentifrice sur ma brosse à dents, puis de plonger celle-ci dans ma bouche.

Soudain, ma bouche, telle un brasier, s’enflamma. Dans ma tête, je ne pensais plus qu’à atténuer ma souffrance. Ma brosse à dents avait été imbibée de sauce piquante…

Premièrement, le choc des températures dans mon orifice buccal m’ayant déstabilisé, je courus procéder, dans la cuisine, à ce qui me paraissait être la solution la plus rapide pour contrer mon mal : boire un grand verre d’eau. « Malheureux! », quelqu’un aurait dû me crier. Je compris quelques instants plus tard que cela n’aurait contribué qu’à accentuer cette sensation
désagréable.

Les coups de sept heures sonnaient presque déjà et je devais partir, mais mon problème m’empêchait de m’en rendre compte. C’est alors que je me souvins d’une astuce que j’avais lue auparavant, il y avait très longtemps, dans un magazine de sciences. Une technique pour faire cesser d’agir les molécules piquantes sur ma langue : consommer des produits laitiers. Je me déplaçai donc vers le réfrigérateur, d’où j’extirpai une brique de lait et m’en servis un grand
verre. Je bus son contenu, et il m’apporta le plus grand bien. Puis, j’entendis la porte de la chambre de mon petit frère s’ouvrir et celui-ci ricaner. Le coupable se trouvait devant mes yeux…

L’endroit où je me trouvais, la cuisine, m’empêchait de frapper le garçon qui me donnait à présent des envies de meurtre et il fallait partir au plus vite, donc je me retins d’utiliser la violence. Malgré tout, plus tard, sur le chemin de l’école, je jurai qu’on ne m’y prendrait plus.