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Vivre de la musique en 2019… est-ce toujours possible ?

Apple Music, Spotify, Deezer, … nombreuses sont les applications qui nous permettent d’écouter de la musique à partir de nos téléphones cellulaires. Les utilisateurs y voient ici un avantage : un accès plus rapide à leurs albums favoris. Mais les musiciens y voient-ils un avantage, eux ? Apparemment, non.

Il y a quelques années, on devait acheter des disques pour écouter nos artistes favoris. Maintenant, avec les plateformes en ligne, les chansons s’enchaînent dans nos écouteurs sans avoir à passer chez Archambault.  Cependant, certains musiciens affirment qu’ils ont de plus en plus de difficulté à vivre de la musique. En effet, il y a quelques années, la vente de disques permettait aux artistes de vivre de leur métier, ce qui ne semble plus être le cas. 

Si, aujourd’hui, développement de la société rime avec cyberespace, quelles seront les répercussions sur nous, les utilisateurs, ainsi que sur les interprètes? L’industrie de la musique tire-t-elle à sa fin?

“C’est tout l’écosystème artistique qui est saboté par les GAFA. […] Ce que je dis, ce que je vais continuer de dire, c’est que l’argent est là, mais qu’il ne va pas à la bonne place, qu’on se fait avoir, tout le monde, pas juste les artistes. […] J’exige que les élus agissent en mon nom, en notre nom, se battent pour nous. C’est aussi simple que ça.”

Pierre Lapointe en entrevue avec Patrick Masbourian

C’est la sortie de son nouvel album. Le disque sera créé, la pochette sera imprimée. Mais je parie que peu de gens se déplaceront pour aller acheter l’exemplaire en question. Il a d’ailleurs mentionné au 41e Gala de l’ADISQ que son succès Je déteste ma vie aurait été écouté près d’un million de fois sur Spotify. Au total, il en aurait résulté 500 dollars dans ses poches.Ce montant étant minime, il faudra donc que les artistes qui souhaitent vivre de la musique poussent leur imagination et trouvent d’autres moyens de faire de l’argent grâce à leur art et, surtout, à leurs admirateurs. Aujourd’hui, encourager cette industrie signifie d’aller à des concerts et d’acheter des produits dérivés de l’artiste. Pierre Lapointe affirme qu’acheter un billet pour aller à un de ses spectacles est équivalent à poser un geste politique.  

Cet article n’a pas été écrit pour vous blâmer de quoi que ce soit. Au contraire, si vous écoutez de la musique relativement souvent, c’est bien que vous soyez au courant de la situation actuelle.

Je vous lance alors philosophiquement :

Réfléchissez, jeunes gens. C’est le monde artistique qui s’écroule. Après la musique, ce sera quoi? Le cinéma, les beaux-arts ou encore la littérature?Utilisez votre vivace fougue et allez donc encourager l’industrie musicale. Il est encore possible de s’informer sur les prochains concerts dans votre bout de quartier.

Rien n’est impossible pour la jeunesse.

Finalement, je sais que rester chez vous avec vos écouteurs, c’est peut-être une option plus attrayante pour certains. Qu’aller voir un spectacle, c’est trop cher pour d’autres. Je sais qu’acheter un disque, ça vous parait inutile.Mais prendre conscience que l’industrie musicale se trouve en danger, ça peut être payant.

C’est à ça que servait cet article.

Sur ce, je vous laisse, j’ai un disque à aller écouter.