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Il était une fois

Voici quelques anecdotes rédigées par des élèves de deuxième secondaire dans le cadre du
cours de français.

Une plage pas comme les autres…

Tout commença en Ardèche, une région du sud de la France. C’était pendant l’été 2017, là où toute ma famille se réunissait. Pour la journée, nous allions faire du kayak double sur le Rhône pendant 25 kilomètres, donc durant une journée complète.

Après une dizaine de kilomètres, nous vîmes deux personnes perchées sur un imposant rocher… Pourtant, ces deux êtres n’avaient pas l’air d’avoir des vêtements, pas même un maillot !

Puis, un peu plus loin, nous aperçûmes une plage bien spéciale : une plage nudiste ! Tout le monde était dévêtu, petits et grands. Soudain, la longue et étroite embarcation voisine à mon propre kayak chavira. C’était mon père et sa sœur qui venaient de tomber à l’eau. Moi, mon cousin et toute la famille étions morts de rire.

Après le petit incident, plein de nudistes se précipitèrent tel des requins affamés vers nos naufragés. Ils les aidèrent à remonter dans leur bateau. Mon père et ma tante étant un peu gênés par la situation ne réussirent qu’à dire un petit « merci ».

Puis, le reste du voyage s’est passé très bien, nous avons vu de superbes paysages et je garde un très bon souvenir de ce périple. Dans cette anecdote, la morale est que peu importe nos différences, nous devons nous entraider quand la situation va mal !

Le jour avant le nouvel an, alors que le soleil venait de se coucher en révélant ainsi une multitude d’étoiles, je me retrouvais seule dans ma demeure à engouffrer tout ce qui me tombait sous la main. Je succombais lentement à l’ennui.

Contre toute attente, une cacophonie assourdissante parvint à mes oreilles. Je manquai de tomber dans les pommes en m’imaginant ce qui pourrait être l’auteur de ce vacarme.

En surveillant bien mes arrières, je suivis mon instinct qui me hurlait de m’armer contre le possible tueur en série qui se cachait dans les environs. Le plus gros couteau de la cuisine et une poêle devinrent ma source de courage tandis que je me mis à fouiller le moindre recoin de la maison, armée jusqu’aux dents. Rien ne m’échappait et, bientôt, l’extérieur devint le seul lieu n’ayant pas subi ma fouille.

Après d’éternelles minutes, je rassemblai assez de courage pour sortir dehors. L’air frais me mordit les joues alors que je plissai les yeux pour distinguer quelque chose dans l’obscurité. Un bruissement de feuilles m’indiqua que je n’étais pas la seule qui faisait une petite aventure nocturne. Brusquement, une figure bondit de la haie et, sans y penser deux fois, je lançai la poêle qui vint percuter la forme arrondie.

Étant donné la visibilité pratiquement nulle, je ne vis pas ce que j’avais frappé, mais le « Miaou !» à peine perceptible m’apprit que je n’avais pas assommé un tueur en série dangereux, mais bien un inoffensif petit mammifère! J’allumai la lumière extérieure et m’approchai du félin. Pas de doute, à mes pieds se trouvait Bob, le chat du voisin.

Ce jour-là, j’appris quelque chose : « Il faut toujours regarder sur qui l’on lance des poêles!» Sinon, tout comme moi, vous briserez la patte d’une innocente bête…

Lors de mon voyage en République dominicaine, il y a une dizaine d’années, moi, jeune fille alors âgée de trois ans, mon frère plus jeune, mon père et ma mère séjournions dans un Club Med. L’endroit qui nous logeait le temps de notre court séjour organisa, un soir, un petit spectacle qui incitait les jeunes enfants à aller sur une scène et à danser. L’hôtel fournissait des costumes de vache que les enfants devaient enfiler avant de monter sur les planches. Amusés par cette drôle d’activité, mes parents décidèrent de m’y inscrire.

À peine après avoir posé les pieds sur la scène, une mer de larmes salées commença à couler sur mes joues rougies. Les autres enfants me regardèrent perplexes, puis se retournèrent pour continuer leur danse.

Quelques secondes plus tard, ma mère vint me rejoindre en arrière-scène. La femme m’ayant mis au monde semblait persuadée que je sanglotais puisque ce vaste théâtre et toutes ces paires d’yeux attentifs m’effrayaient. Tristement, ma douce maman pensait que le trac s’était emparé de mon petit corps frêle. Elle s’agenouilla près de moi pour me murmurer des mots doux. Désintéressée par ses propos, je ne l’écoutai pas. Quelque chose d’autre me tracassait…

Après plusieurs essais, j’arrivai finalement à articuler, entre deux sanglots, la vraie raison de cette crise improvisée : « Mon costume pue! » Les sourcils de ma mère s’élevèrent d’un coup affichant ainsi un air de stupeur, puis elle éclata de rire. Pendant ce temps, je commençai à me remuer avec comme seule idée en tête de sortir de ce costume au plus vite. Finalement, ma mère m’aida à me dévêtir et nous pûmes retourner à notre chambre.

Aujourd’hui encore, mes parents se souviennent de cet épisode cocasse comme si c’était hier. Ils se bidonnent d’ailleurs chaque fois qu’ils le racontent…