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Le combat des Autochtones

Lorsqu’on parcourt les différentes époques qui constituent l’histoire, il est impossible de passer à côté de la maltraitance que les colonisateurs n’ont cessé d’infliger aux Premières Nations. En Australie, on a dû attendre jusqu’en 2007 pour que le gouvernement s’excuse enfin aux aborigènes du mauvais traitement dont ils ont été victimes. Malheureusement, ce phénomène a tendance à se perpétuer encore aujourd’hui dans différentes régions du monde… incluant le Canada.

 

Des problèmes

En 2016, on comptait environ 180 000 représentants autochtones, soit 2,3% de la population québécoise. Malgré ces chiffres, ce peuple continue de ne pas être considéré ni même écouté. Cette attitude est, selon moi, inacceptable étant donné que les peuples algonquien, iroquoien et inuit ont eu et continuent d’avoir une grande importance dans le développement de notre pays et dans la préservation de notre culture. Cependant, lorsqu’on fouille dans nos manuels d’histoire, on s’étonne de constater que cette non-reconnaissance des droits autochtones a toujours été présente, à partir du moment où les premiers colonisateurs ont mis le pied au Canada. En effet, les Français et les Autochtones ont établi plusieurs rapports commerciaux lorsque la traite des fourrures était à son apogée. Le roi de France jura alors de défendre et protéger leur liberté… à condition que ceux-ci acceptent de perdre leur statut d’Autochtone pour celui de citoyen français, en plus de se faire baptiser, geste représentant la soumission à la religion catholique. Ceux qui refusaient ne se voyaient donc pas offrir d’aide judiciaire ou d’autres droits légitimes. Il fallait donc choisir entre perdre sa culture ou perdre ses droits. C’est tout simplement ignoble! Déposséder ainsi un peuple de son identité est un acte purement abject qui ne devrait assurément pas avoir sa place en ce monde. Pour un individu qui vole un commerce, les conséquences sont graves, mais lorsqu’il est question de dérober la culture et l’identité d’un peuple innocent, le gouvernement s’en sort indemne. Bravo. 

Sortons un peu du passé pour revenir à notre société d’aujourd’hui, là où la discrimination envers les Autochtones ne s’est pas atténuée. Par exemple, Maina Aculiak, femme inuite, a été portée disparue après que les autorités l’aient arrêtée alors qu’elle sortait en public en état d’ébriété. Les policiers, ne la prenant pas sérieusement en charge, lui ont simplement donné un billet d’autobus, alors qu’elle souffrait de problèmes de santé mentale et ne maîtrisait ni l’anglais ni le français. Sachant ceci, personne n’a offert de l’aider. Malheureusement, Maina n’est pas la seule femme autochtone à avoir été abandonnée par le système judiciaire. De nombreuses femmes ont été violentées et tuées sans pour autant que ledit système ne change.

Des solutions

Face à ce problème majeur, le gouvernement Trudeau propose quelques solutions. 

Par exemple, la ministre de l’Environnement, l’honorable Catherine McKenna, a déclaré que, dorénavant, les Autochtones devront être consultés avant que tout projet de construction ne s’entame sur des terres leur appartenant. Cette procédure viserait à protéger les terres et milieux naturels chers aux Autochtones. Cela me semble un bon début, mais malheureusement, il reste encore bien du chemin à faire pour que nos voisins se fassent considérés comme des êtres à part entière. Ainsi, nous pouvons affirmer que le combat continue.