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La crise équatorienne

Récemment, plusieurs pays d’Amérique du Sud, par exemple le Chili et la Bolivie, ont vécu des remous politiques. Aujourd’hui, nous nous pencherons sur le cas de l’Équateur.

 

Tout d’abord, il faut savoir que l’Équateur est un pays quasiment traversé par la limite entre l’hémisphère nord et l’hémisphère sud, également nommé équateur. Cette contrée compte 16 498 502 habitants, et sa superficie est de 283 520 km2, pour une densité de population de 58 habitants par km2.  L’Équateur est divisé en trois parties : la partie amazonienne, principalement couverte par la jungle amazonienne, la partie andine, perchée dans les Andes, et la partie côtière. Les principales exportations du pays sont le pétrole et les bananes.

Mais cet article se concentrera plus sur la situation politique houleuse en Équateur. Tout a commencé lorsque le 3e mandat du président Rafel Korea a pris fin. Ce chef d’État avait investi beaucoup d’argent pour rendre le pays plus agréable, par exemple en améliorant l’état des routes. Mais la constitution de ce pays stipule qu’on ne peut pas rester plus de trois mandats au pouvoir. La plupart des Équatoriens trouvaient que Korea était un bon président, alors pour garder son parti au pouvoir, il a présenté le vice-président, Lenín Moreno, comme chef du parti. Et il a gagné !

Alors que Rafael Korea voulait revenir à la tête de son parti quand le mandat de son vice-président prendrait fin, celui-ci en a profité pour défendre des idées opposées à celles de son prédécesseur. Il a donc accepté un don de 10 milliards du Fonds Monétaire International (FMI), une organisation qui prête d’énormes sommes d’argent à des pays en développement. Lenín Moreno, l’actuel président, a justifié sa décision par les prétendues et nombreuses dettes laissées par le précédent gouvernement, même s’il en était le vice-président. 

Également, chaque gros prêt du FMI vient avec des conditions pour le rembourser. Cette organisation a demandé au gouvernement de :

  • Réduire de 20% le salaire des employés de l’État, tels que les professeurs et les médecins ;
  • Rendre privées les organisations publiques et augmenter les prix d’articles reliés à la vie courante, comme celui des denrées alimentaires ;
  • Licencier massivement des employés du gouvernement ;
  • Éliminer les subventions gouvernementales pour le carburant automobile, ce qui a augmenté de 29% le prix de l’essence et de 123% celui du diesel ;
  • Finalement, donner un jour de salaire à l’État par mois.

Évidemment, les habitants de l’Équateur n’étaient pas très contents de toutes ces coupes budgétaires. Des quantités énormes de personnes sont sorties dans la rue pour manifester contre les actions du gouvernement. Après le début des manifestations, Lenín Moreno a enclenché la procédure d’urgence au pays pour 60 jours. 

Ceci a donné aux policiers tous les droits, par exemple d’entrer dans les maisons et de tuer les manifestants, le tout accompagné d’une immense censure des médias. Même si les policiers ont tué environ 50 personnes jusqu’à maintenant, cela n’a pas découragé les habitants de manifester. Les premiers jours de protestation, il y avait un nuage de gaz lacrymogènes au-dessus de Quito, principal lieu de la manifestation. Également, presque tous les Autochtones du pays se sont rassemblés pour manifester. Beaucoup de citadins ont quitté leurs villes et sont allés dormir à Quito, dans les parcs entourés par la police, pour rester sur place.

Ces situations décourageantes sont en train de se multiplier dans le monde. Il est très difficile pour les pays développés de les aider. Heureusement, les citoyens sont assez braves pour manifester jusqu’à ce que la situation soit réglée.