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Coronavirus

Vous avez sûrement entendu parler du nouveau coronavirus en Chine. Les médias le mentionnent beaucoup, mais pourquoi s’inquiète-t-on autant ? Cet article fera un bref résumé de la situation. 

 

Le nCoV-2019

Tout d’abord, le 31 décembre 2019, un commerçant du marché animal de Wuhan en Chine s’est présenté à l’hôpital, atteint d’une sorte de pneumonie. Le diagnostic: un nouveau virus jamais recensé auparavant. Il faisait partie de la vaste famille des coronavirus. Certains membres, comme le rhume, sont banals, mais elle en compte aussi d’autres, plus dangereux, comme la grippe H1N1. Cette nouvelle maladie, nommé nCoV-2019 (pour nouveau coronavirus 2019) est vraisemblablement d’origine animale. Ses symptômes s’apparentent beaucoup à ceux du rhume ou d’une pneumonie, c’est-à-dire de la toux, de la fièvre et des difficultés respiratoires. Également, cette nouvelle souche contagieuse se transmet par gouttelettes (sueur, éternuement, etc.). Prendre des antibiotiques est inefficace, car ils ne sont utiles que contre les bactéries, pas les virus. Le bilan du 28 janvier 2020 est de 4 500 infectés et 100 morts. Heureusement, la plupart des personnes infectées survivent, mais celles dont la santé est déjà affaiblie ont quelques chances de mourir. Néanmoins, le coronavirus reste moins mortel que la grippe. En tant que tel, le nCoV-2019 n’est pas si dangereux, mais comme il est relativement nouveau, le virus pourrait muter très rapidement et devenir beaucoup plus létal, c’est pourquoi il est primordial de trouver un vaccin rapidement.

Le portrait de la situation 

Un virus semblable, le SRAS, était apparu en Chine en 2002 et a fait environ 800 morts dans le monde. Le gouvernement chinois avait tenté d’étouffer l’affaire en prenant peu de mesures de sécurité, mais l’épidémie s’était propagée dans le monde. Cette fois, l’empire du Milieu attend le coronavirus de pied ferme et met en place des mesures draconiennes. Tous les ans, pendant le Nouvel An du zodiac, environ 300 millions de Chinois se déplacent pour aller voir de la famille. Cette année, la Chine a annulé toutes les festivités et a même fermé la Cité interdite, certaines parties de la Grande Muraille de Chine et autre principale attraction touristique de Pékin, et ce, jusqu’à nouvel ordre. De plus, les grandes villes de la province d’Hubei, dont Wuhan où a commencé l’épidémie, sont mises en quarantaine, emprisonnant 40 millions de personnes. Également, le gouvernement chinois a débuté la construction de deux hôpitaux de 1 000 civières, toutes réservées aux personnes atteintes du coronavirus, soit autant que le CHUM. Les dates d’ouverture sont prévues le 3 et le 7 février, soit entre 10 et 14 jours de chantier ! Finalement, toutes les écoles de Hong Kong sont fermées jusqu’au 17 février et les congés du Nouvel An chinois ont été allongés de 3 jours. Avec toutes ces mesures, la maladie sera vraisemblablement bien contenue.

Que va-t-il se passer ?

Les chances que le nCoV-2019 infecte toute la planète et détruise l’humanité sont presque nulles, car le génome ARN du virus a été isolé et rendu public, accélérant ainsi la découverte d’un vaccin. Aussi, le virus est tué à des températures de plus de 57oC et par l’alcool. De plus, en date du 28 janvier, il n’y a qu’une poignée de cas ailleurs dans le monde, dont 2 au Canada et 5 aux États-Unis. Les ressortissants étrangers vont aussi être évacués, mais en passant 2 semaines en quarantaine à leur retour au pays d’origine. Heureusement, tous les cas sont isolés, freinant la progression de la maladie. Présentement, il y a un cas suspecté au Québec et des tests sont en cours pour déterminer s’il s’agit oui ou non du coronavirus, mais le suspect est déjà hospitalisé. En conclusion, la fin du monde par pandémie n’est pas pour demain !